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Blog - Clinique St-Amour

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À toutes les presque anorexiques du Québec et d'ailleurs.

Posté par le dans Clinique St-Amour
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perfection-anorexieLa majorité des gens souffrant d'un trouble alimentaire au Québec et ailleurs dans le monde n'obtiennent pas de diagnostic du DSM-5. Toutes ces femmes, ces hommes, ces fillettes et ces grands-mamans de tous les milieux sociaux économiques qui souffrent souvent incognito et en silence d'un trouble alimentaire non spécifique (TANS). Toutes ces personnes ayant des problématiques bien différentes ont un point commun : l'obsession face à leur corps et dans leur relation avec la nourriture. Bien que les comportements et la symptomatologie diffèrent d'une personne à l'autre, le mal de vivre, les impacts négatifs sur l'estime de soi, les pensées obsédantes et les peurs sont très similaires. Ce mal de vivre et cette immense souffrance ne sont pas réservés qu'à une clientèle dite « les vraies ». La détresse n'est pas proportionnelle au diagnostic du DSM-5 et le besoin d'aide non plus.

Lors des milliers de rencontres d'évaluation que j'ai faites à ce jour, plusieurs personnes m'ont avoué qu'elles anticipaient notre rencontre. La crainte de ne pas être prise au sérieux, la peur de n'être pas au bon endroit parce que pas assez grave, pas assez maigre, trop vieille, trop jeune, pas dans la norme de ce à quoi l’on s'attend lorsqu'on parle d'un trouble alimentaire. «Les vraies anorexiques», celles dont on parle, celles qui ont vraiment besoin d'aide.

C
ertaines personnes en pleurant m'ont même confié au fil des années vivre avec l'ultime échec. Celui de n'avoir pas réussi à obtenir un nom (un diagnostic) sur leur réelle souffrance. La méconnaissance de la complexité de ce qu'est un trouble alimentaire non spécifique, cette très grande catégorie de gens qui englobe la majorité des cas cliniques que nous, professionnels de la santé, aurons à aider dans nos consultations. La problématique et les enjeux sous-jacents n'en sont pas moins complexes, importants et nécessitant les meilleures approches thérapeutiques.

  • Quand vous vous reconnaissez dans un trouble alimentaire sans avoir entièrement tous les critères. 
  • Quand la nourriture devient une obsession voire une prison. 
  • Quand l'insatisfaction face à votre corps et face à votre poids nuit à vos relations interpersonnelles et familiales, à votre santé physique et à votre équilibre psychologique. 
  • Quand le contrôle de votre nourriture prend toute la place au détriment du plaisir, de la spontanéité et des autres intérêts dans votre vie.
  • Quand des conflits naissent en raison de votre besoin de tout contrôler, la nourriture et les activités quotidiennes.

Il devient temps d'aller chercher de l'aide.

perfection-et-anorexie-boulimieLa Clinique St-Amour offre une approche de soins individuelle, unique et entièrement centrée sur vos besoins. Une équipe de professionnelles dédiée à temps plein pour vous et travaillant exclusivement auprès de cette clientèle. Des séjours intensifs facilitant un arrêt dans votre vie et les changements nécessaires à votre rétablissement. Des interventions et une approche nutritionnelle intégrant les dernières avancées technologiques en santé mentale et s'appuyant sur les meilleures pratiques reconnues scientifiquement afin de répondre aux enjeux spécifiques de votre vécu. N'hésitez pas à nous consulter, nous sommes là pour vous accompagner et surtout vous aidez.
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Commentaires

  • Sophie
    Sophie lundi, 02 septembre 2013

    Je déteste ce mot "presque". Il vient minimiser ce qui se vit réellement. Il y a les vraies, celles qui "réussissent" a être malade "pour vrai" et les autres... Ou je devrais dire et moi... Parce que pour les autres, je suis tellement plus compatissante.

    Comme si on " réussissait" a être malade. Ce n'est pas une réussite. Cet une dégringolade. Et pourtant, ça ne serait pas plus facile d'accepter de guérir si c'était... Franc? Au lieu de se faire constamment dire, et ce depuis 15 ans: "oui mais toi, tes pas maigre, tu vas mieux, non? " "toi, malade...? " et ces regards pleins de sous-entendus...

    Pour être anorexique, il faut non seulement correspondre aux critères du dsm, mais aux critères sociaux. Aux stéréotypes. Sinon quoi, tu te butes constamment aux yeux d'autrui, aux regards. .. C'est dur d'être "presque".

    C'est dur, parce que la voix malade, elle, elle se fout du "presque", elle y est un point c'est tout. En plus d'être ancré dans le marasme des causes internes des faiblesses de la malade, elle se nourrit des remarques maladroites de la société, qui ne connait pas grand chose a la maladie. Et le soi, se bat seul.

    C'est dur, d'être presque. Même de coter "limite".

  • Nathalie St-Amour
    Nathalie St-Amour mardi, 03 septembre 2013

    Bonjour Sophie,

    Ton commentaire est très touchant et exactement ce que je souhaite humblement dénoncer. Il n'y a pas de "presque" malade... La détresse ne se mesure jamais au chiffre sur la balance, aux critères du DSM-5 et à d'autres stéréotypes qu'on continue parfois à véhiculer. Cette détresse vécue seule et dans la honte mérite toute notre compassion et notre compréhension. Je te souhaite Sophie de trouver l'aide et le support nécessaire à ton rétablissement. N'hésite pas à communiquer avec nous pour du soutien et des conseils.

    Nathalie St-Amour

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Invité vendredi, 17 novembre 2017