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  • J’étais hockeyeur et très en forme, plaqueur de l’équipe même. J’avais un large réseau d’amis. Mais, je faisais de plus en plus d’entrainement physique, jusqu’au jour où j’ai perdu tout ce que j’aimais vraiment. Mes amis, les soirées de hockey, les partys ainsi que la pizza du lendemain matin, les petites bières en jouant aux jeux vidéos, et surtout de ne plus m’intéresser aux filles. Ce sont des choses que m’a volées cet état. Je suis sombré dans un problème qu’on appelle l’anorexie...


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  • Dans les moments où j’abandonnerais tout, lui, il est rempli d’espoir et de persévérance pour deux. Il dit que sa mission est de me rendre heureuse, et il y travaille chaque jour en faisant tout pour me simplifier la vie...

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    ~ Caroline
  • Lettre à mon fils...

    Mon petit garçon, il me suffit de prononcer ton nom, poser un regard sur toi, te porter un sourire… qu’une immense fierté m’envahit et submerge mon cœur. Parmi toutes ces choses magnifiques qui puissent exister sur cette terre, jamais rien au monde ne saurait égaler ce bonheur qui vit dans mon intérieur qui me rappelle que tu es et seras toujours mon petit garçon. Pour toi, je veux et voudrai toujours le meilleur.



    ~ Ta maman qui t'aime
  • À mon Amour... Depuis que tu as conquis mon cœur, mon amour pour toi ne cesse de grandir depuis notre rencontre. Je te vois cheminer dans la vie et je suis en admiration devant tant de persévérance de ta part. Malgré les hauts et les bas que nous faisons face ensemble dans nos vies, nous restons toujours unis l’un à l’autre. Je t'aime et je vais toujours t'aimer quoiqu'il nous arrive! Merci d'être dans ma vie, mon petit cœur d'amour.

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    ~ Ton Ti-Loup ! XXX

Blog - Clinique St-Amour

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Marilyn... Le désir de vivre, d’aider les autres, a finalement vaincu.

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dreamstime xs 26306377Marilyn, c’était la petite rousse, trop forte en maths, qui ne grandissait pas aussi vite que les autres, et que le hasard m’avait choisie comme voisine de pupitre en première secondaire : une classe terrifiante, remplie de jeunes adolescents encore plus effrayants, qui semblaient tous trop hostiles ou trop « cool » pour me porter la moindre attention. Mais il y avait Marilyn. Elle avait l’air gentille, elle. À son affaire en plus, confiante par-dessus tout. Je l’admirais en quelque sorte, avec sa façon mystérieuse de « nettoyer » son efface avec son pouce, question qu’elle reste toujours impeccable. Cette fille allait devenir mon amie. Je le savais.

Nous ne nous sommes jamais entendues à savoir qui, entre elle et moi, avait osé demander à l’autre de participer à un projet d’équipe. Je tiendrai toujours mon bout : c’était MON idée. C’est grâce à moi si nous sommes devenues inséparables pendant ces cinq années, et si nous avons inventé 743 249 expressions cocasses que seul notre duo comprenait. Bref, cette amitié, c’est moi qui lui ai donné vie. Mais ma vie à moi, Mari, c’est à toi que je la dois. Ça, je te l’accorde…

Tu te souviens, mon amie, de ce matin, en troisième secondaire? Notre titulaire m’avait interpellée, comme ça, pour rien :
- Stéfanie, je veux te parler après le cours.

Que pouvait bien me vouloir cette prof ? J’étais à mon affaire. Je pétais des scores. Il n’y avait rien à renoter.

R-I-E-N.
NADA.

- Bizarre… je me demande ce qu’elle veut?
- Aucune idée, tu m’avais répondu.

Tu étais une sacrée bonne comédienne. J’aurais dû m’en douter… tu « torchais » dans les pièces de théâtre auxquelles j’avais assistées. Malgré ça, jamais, au grand jamais, l’idée que tu puisses me mentir n’avait effleuré mon esprit. Des amies, ça se soutient, point final. Dans les bons ET les mauvais coups.

C’était le cas.

Tu as simplement poussé la réflexion à un tout autre niveau…

- Je te trouve pâle, Stéfanie, m’avait confié Mme P. Tu es blanche comme un drap. Tu as toujours l’air fatiguée, tu n’écoutes plus en classe… Je veux que tu rencontres la psychoéducatrice demain matin.

J’ai acquiescé. C’était un ordre, plus qu’une recommandation. Je ne désobéissais jamais à l’autorité, surtout pas au personnel de l’école, et c’est comme ça que tu m’as piégée, moi la petite « freak » des règles.

Jamais je ne me suis doutée, dans tout ce processus, que tu avais déjà parlé à notre enseignante. Tu lui avais pourtant fait part de tes inquiétudes. Tu lui avais dévoilé mes petits secrets, de l’argent du lunch économisé aux torrents de larme que tu consolais les matins critiques, ces jours où cette foutue balance refusait de passer dans le merveilleux monde des deux chiffres. Non, jamais je ne me suis doutée que tu avais organisé cette mise en scène… Tu avais fait alliance avec l’ennemi, tout en jouant parfaitement ton rôle de meilleure copine. Ciel! Tu avais tout planifié, à la virgule près, toi, ma petite calculatrice sur deux pattes…

J’ai donc rencontré la psychoéducatrice -par ta faute- et les événements se sont mis à débouler : réunion de famille, une maman qui pleure, un père sous le choc, un rendez-vous en pédopsychiatrie au P.C. Et surtout, une surveillance constante de tout ce qui pouvait entrer ou sortir de ma bouche. J’étais foutue. Mon plan si méticuleux de perte de poids était ruiné. La rage que j’en ressentais alors me fait encore trembler aujourd’hui, une décennie plus tard.

Tout ce temps, tu as fait semblant d’être de mon côté. Il y avait les méchants, les bourreaux, les poseurs de contentions psychologiques. Ceux-là, je les détestais. Ils me narguaient : « Tu manges ou tu vas à l’hôpital. Et si tu vas à l’hôpital, on va te forcer à manger ». C’était ça, le deal. Je te jure que je les aurais frappés de toutes mes forces, si seulement il m’en restait un peu… Heureusement, il y avait les bons : toi, Lizz, et Cath. Vous, les filles, avec votre joie de vivre, qui me supportiez moralement, et mettiez tout en œuvre pour me changer les idées. Vous, vous me compreniez : mes alliées dans l’adversité. Vous hochiez tranquillement la tête quand je maudissais les médecins, mes parents, toute cette surveillance qui, ma foi, était tellement superflue, cette supervision, que, pourtant, vous aviez instaurée…

Pour m’aider.
Pour me sauver.

Tout en demeurant les seules personnes à qui je pouvais tout confier.

Quand j’y repense aujourd’hui, les filles, vous avez excellé : je n’y ai vu que du feu…

Je me souviens aussi de ces jours où ma mère me coinçait, en revenant de l’école. Elle détenait l’information, de je ne savais trop qui, par je ne savais trop quel moyen, que j’avais « oublié » de dîner. Tu te rappelles, Mari, tu m’aidais à identifier le coupable. J’avais tout misé sur le surveillant avec la grosse bedaine, celui qui souriait tout le temps. Il avait l’air de me regarder un peu trop souvent. Tu soutenais évidemment mes soupçons. C’était lui. INDÉNIABLEMENT. Ma mère avait engagé un employé de l’école pour lui rapporter tout manquement au fameux deal. C’était plausible. Tu me faisais donc un signe subtil quand il nous tournait le dos pour que je puisse faire ce que j’avais à faire avec la poubelle. Pourtant, l’écho de mon crime parvenait toujours aux oreilles de ma mère. Elle savait, parce que c’était toi qui lui téléphonais, pas le surveillant à la grosse bedaine…

Te souviens-tu aussi, de la Saint-Valentin? Chaque année, je me plaignais que je ne recevais jamais de ces fameuses roses, vendues au petit kiosque étudiant. Aucun garçon ne voulait de moi. Avec mes 105 livres, j’étais « grotesque », plus qu’obèse. Je faisais mine d’en rire devant vous en répétant à la blague « je veux une rose, bon! », d’un air bougon, alors que je m’effondrais le soir en arrivant chez moi. J’aurais tant voulu être une adolescente normale, être belle… Juste. Être. Belle.

Vous le saviez.

L’une de ces Saint-Valentins, j’ai enfin reçu une rose… et de la part d’un admirateur secret à part ça! J’étais tellement excitée! Nous avons fait hypothèse par-dessus hypothèse afin de découvrir qui était le fameux prince charmant. C’était un mystère! Le pauvre était trop timide pour se déclarer, mais ciel, quelqu’un, quelque part, avait décelé une petite parcelle de beauté en moi. C’était suffisant pour retrouver un semblant d’estime de soi. Je n’ai connu que le tout dernier jour de notre secondaire, lors du bal, la véritable identité de mon cavalier. Ou de mes cavalières, devrais-je dire…

Vous m’avez fait un bien fou, avec cette fleur, vous n’avez pas idée.

Ce n’est que des années plus tard que j’ai appris tout cela, cette « douce trahison » dont j’avais été victime. Je resterai toujours profondément touchée et impressionnée par ce tour de maître que vous avez accompli.

Wow. Vraiment. Je n’en reviens pas.

Déjà 10 ans se sont écoulés depuis… Nos chemins ont pris des directions différentes. Je ne t’ai pas revue depuis un bail, Mari. Nous avons changé. Mais je veux te dire qu’il y a trois ans, j’ai entrepris une thérapie pour enfin me sortir de cet enfer de trouble alimentaire. J’ai réussi. Je serai bientôt promue médecin, et je commencerai ma résidence en psychiatrie. Le désir de vivre, d’aider les autres, a finalement vaincu.

Mais tout ce temps, entre 14 et 21 ans, j’ai hésité. Je n’arrivais plus à maintenir la détermination d’acier que j’avais au début de mon anorexie, celle qui m’aurait menée tout droit au grand trou noir. J’étais malade, mais plus autant. Une toute nouvelle partie de moi voulait vivre, et n’était pas prête à tout abandonner et à mourir.

Cette partie de moi était rousse, et trop forte en maths. Elle a finalement grandi.

Stéfanie
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Fondée en 1994 par Madame Nathalie St-Amour et Monsieur Christian Desjardins, la Clinique St-Amour est un centre spécialisé dans le traitement des troubles de l'alimentation tels que l'anorexie nerveuse, la boulimie, l'hyperphagie boulimique et tous les autres troubles de l'alimentation non spécifiques.  Nous accueillons des personnes provenant de toutes les régions.  Nous offrons des soins spécialisés avec la possibilité de suivre un traitement en thérapie externe ou d'effectuer un séjour de thérapie avec hébergement.

Commentaires

  • Invité
    Marc mardi, 18 novembre 2014

    Très fière de toi et de toute tes grande victoires. Bon succès dans ton future.
    Ps:J'aime beaucoup vendre de la bière avec toi au petit bar du festival !!

    L'oncle de Marilyn

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Invité
Invité dimanche, 19 novembre 2017