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AUDIO - Écoutez Nathalie St-Amour
en entrevue avec Stéfanie et Sabrina.


 

nathalie-stamour


     Par Nathalie St-Amour
PDG, directrice générale des soins cliniques
 

L'alcoorexie est une pratique particulièrement inquiétante observée davantage au niveau clinique ces dernières années surtout chez certaines jeunes femmes restrictives dans le but de potentialiser l'effet de l'alcool pour mieux gérer l'anxiété découlant des obsessions du corps et masquer le niveau d'insatisfaction face à l'image corporelle.

Stéfanie, une jeune femme de 22 ans suivie à la Clinique St-Amour témoigne de son vécu.

«J'ai eu des difficultés alimentaires pendant 7 ans avant de demander de l'aide. Je détestais tellement mon corps que tous les moyens étaient bons pour perdre du poids. Le problème, c'est qu'il restait quand même une partie de moi qui avait envie d'avoir du plaisir et d'être comme les autres personnes de mon âge, ce qui inclut les soirées bien arrosées. Déchirée entre l'envie de vivre pleinement et celle d'enfin me libérer du corps qui me causait tant de souffrances, je choisissais parfois l'entre-deux. Je ne mangerais rien de la journée, ce qui me permettrait de consommer de l'alcool et de la nourriture à l'excès le soir même. Le lendemain, je me sentais si grosse et si coupable que je n'osais rien avaler. Il y avait tant de calories à éliminer avant d'être heureuse.»

alcoorexie-femmes-anorexieL'alcoorexie est la tendance chez certaines personnes à se priver de nourriture parfois même jusqu'à ne rien manger du tout durant la journée en prévision des calories qui seront ingérées en alcool durant la soirée. Cette pratique observée davantage au niveau clinique depuis environ deux ans aurait pour but un contrôle des calories, éviter un sentiment de culpabilité et permettre davantage à ces personnes de se laisser aller afin de favoriser les contacts, ceci incluant les relations sexuelles, surtout lorsque le niveau d'insatisfaction face au poids et à l'image corporelle est obsédant. Désinhibées par l'alcool, même pris en quantité dite normale, ces personnes auraient le sentiment d'être plus à l'aise physiquement, plus normales et moins figées, malgré la présence d’un trouble alimentaire et d’une obsession face à leur corps.

Sabrina, 22 ans, suivie également à la clinique, avait tendance à se restreindre durant le jour en prévision de ses sorties et de ses partys le soir. Ses restrictions, en plus d'éviter les calories, servaient à faire taire temporairement le discours intérieur négatif, éviter de «se sentir grosse» avant les sorties, mieux paraitre, avoir le ventre plat et mieux gérer l'anxiété et les relations avec les autres, tout cela pour maintenir des relations interpersonnelles plus normales.

Stéfanie mentionne :

«Au fil de ma thérapie, je suis parvenue à ne plus faire de mon corps un ennemi et un bourreau, mais plutôt un allié. Ç’a été la clé pour régler l'éternel conflit qui s'était installé en moi, car je ne sentais ni la nécessité de maigrir, ni celle de faire des excès pour me sentir bien. Une fois la paix faite avec moi-même, l'équilibre alimentaire et la consommation d'alcool se sont normalisés».


Très peu d'études ont documenté ce phénomène et il n'existe pas de données pour le Québec. Une étude de l’Université du Missouri publiée en 2011 démontre qu’une étudiante sur six aurait développé l’habitude de jeûner, avant ou après avoir fait la fête en ingurgitant passablement d’alcool.

Le Québec est-il plus ou moins bien qu’ailleurs? En 1970, le Québec était la province qui dépensait le moins en alcool, par personne et par année, au Canada. En 2010, le Québec arrive cinquième. On note aussi au Québec une augmentation des jeunes insatisfaits de leur apparence physique.

Quand consulter ?

  • Lorsque les préoccupations associées au poids et à l'apparence physique occupent la majorité des pensées au cours de la journée.
  • Lorsque les préoccupations portent à des comportements qui viennent nuire à la santé physique, psychologique et aux relations interpersonnelles.
  • Lorsque les préoccupations engendrent des conflits et de l'incompréhension de l'entourage.
  • Lorsque les préoccupations apportent de la détresse psychologique.



Entreprendre le chemin de la guérison


Nous traitons des personnes souffrant d'anorexie depuis plus de 18 ans.  Tous les jours des personnes souffrant de troubles alimentaires nous font confiance. Nous savons que la guérison est possible. Nous avons reçu d'innombrables témoignages de personnes que nous avons aidées et qui vivent aujourd'hui une vie normale, équilibrée et qui profitent de cette vie.

Pour plus d'informations sur le traitement des troubles de l'alimentation, ou pour en savoir plus sur notre programme de traitement en séjour intensif avec hébergement, appelez-nous au 1-800-678-9011, ou remplissez le formulaire «Premier pas». Nous serons heureux d'avoir le privilège de vous aider.